samedi 19 mai 2018

L'ascension de la noble bourgeoisie de Champagne méridionale

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Extrait revu et corrigé de la conférence « Le Beau XVIe siècle à Troyes et en Champagne méridionale. La renaissance d’un pays » donnée le 9 novembre 2010 à la DRAC de Châlons-en-Champagne.
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 Les nécessités de défense : naissance de la commune

 L’effacement du pouvoir comtal et son éloignement par le rattachement à la couronne du comté de Champagne à la suite du décès de la dernière héritière Jeanne de Navarre en 1305, avait profité largement à une bourgeoisie qui, malgré une charte de commune octroyée par les comtes, n’avait pas vraiment pu jouer jusqu'alors un rôle moteur dans la ville.

 Dès les années 1350, et pour les nécessités de la défense de la ville, la construction de ses murailles, son entretien et sa garde, se mettait en place une organisation municipale. Il faut attendre 1482 pour que la constitution du corps de ville, ou échevinage, soit définitivement confirmée par Louis XI en 1482.

 L’éloignement du pouvoir politique, la faiblesse de celui de l’évêque, qui n'avait pu s'imposer dans la ville contrairement à ceux de Reims ou de Châlons, et les nécessités de défense avaient  donné à cette bourgeoisie l’occasion de prendre en main le destin de la cité. Les familles bourgeoises avaient même donné des évêques à la ville, ainsi Jean Lesguisé (évêque de 1426 à 1450) ou Odard Hennequin (évêque de 1528 à 1544).

Troyes, cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul, baie 216
Verrière des docteurs de l'Eglise offerte par Odard Hennequin
Cl. J. Provence
 Cette bourgeoisie avait investi les institutions religieuses de la ville. Elle se révéla être un important mécène à la reconstruction et à l'ornementation des églises.

La noble bourgeoisie

  Si quelques familles bourgeoises avaient été anoblies au cours des XIVe et XVe siècles (Hennequin, Le Boucherat, Lesguisé), les chefs de famille d'autres se qualifiaient "écuyer" - comme les Molé - sans que l'on en sache davantage sur leur éventuel anoblissement. S'agissait-il de titres usurpés ? 

  Beaucoup de ces familles bourgeoises avaient cependant profité de la disparition ou de la ruine des anciens lignages pour acheter des terres en Champagne méridionale, pouvant être acquise par mariage. Cette acquisition de terre et surtout le mariage avec une noble permettait à cette bourgeoisie de revendiquer des titres de noblesse. La coutume de Troyes reconnaissait aux dames nobles de conférer cette qualité à leurs enfants, donnant ce privilège au ventre d’anoblir : la "noblesse utérine" de Champagne.

  Ainsi, François de Marisy portait le titre d’écuyer et était seigneur de Cervet et de Vallentigny. Comme le lui permettait la coutume de Troyes, il avait le privilège d’être à la fois noble et vivre « marchandement », faire commerce et manipulation d’argent. Claude de Marisy, sur la tourelle d’angle de l’hôtel qu’il avait fait bâtir, avait apposé les armoiries de sa noble aïeule, Marguerite de Vallentigny, et de sa mère, Isabeau de Louvemont, comme autant de preuves de sa noblesse utérine.

Armes de Claude de Marisy
Cl. J. Provence
Armes de Marguerite de Vallentigny ;
à droite, dans l'angle, armes mi-patie Marisy-Molé
Cl. J. Provence

Armes d'Isabeau de Louvemont
Cl. J. Provence
 Parallèlement, cette bourgeoisie renforçait son intégration à la noblesse par l'achat de charges royales, ainsi la famille Mauroy [1].

  La famille des Molé est un bel exemple d'ascension de ces familles "nobles bourgeoises" [2]. Le chef de la dynastie, Guillaume Ier, se qualifiait d'écuyer mais était également marchand ; conseiller de ville entre 1431 et 1445 et avait épousé la sœur de l'évêque Jean Léguisé, une des familles anoblie et des plus influentes de la ville. Leurs enfants renforcèrent les liens avec les familles troyennes : Guillaume II épousant Simone Le Boucherat, autre famille anoblie, Jean Ier épousant Jeanne de Mesgrigny et intégrant la noblesse de sang locale, Jacquette se mariant avec François Hennequin, encore issu d'une famille anoblie. 
 La génération suivante allait poursuivre l'ascension sociale : Nicolas, fils de Jean Molé (1490-1545) deviendra conseiller au Parlement de Paris, intégrant la noblesse de robe. 
 Le mécénat de la famille s'exprima tout particulièrement dans la réalisation du "Beau Portail" de l'abbaye de Notre-Dame-aux-Nonnains, offert par Guillaume II et Simone Le Boucherat, ou de dons à l'église de Saint-Pantaléon au-lendemain de l'incendie de 1524 (cloche, vitraux, clefs de voûtes...) et qui faisait face à une demeure où résidait des membres de la famille, l'hôtel Vauluisant.

 Troyes, un immense chantier de reconstruction

 Au cours des XIVe et XVe siècles, de nombreuses maisons étaient tombées en ruines, faute d’entretien sinon d’abandon lié à la forte baisse démographique.
 Avec le retour de la paix, à partir la fin des années 1470, débuta une reconstruction de la ville. Le grand incendie de 1524, qui détruisit le quart sud-ouest de la ville, donna une plus grande ampleur à cette reconstruction, s’accélérant grâce au retour d’une certaine prospérité. 

 Ce fut l’occasion pour les grandes familles de l’oligarchie municipale d’édifier de nouveaux hôtels particuliers se distinguant des bâtisses en pan de bois par les matériaux utilisés. Quelques-uns de ces hôtels, ceux des familles les plus notables, furent totalement bâtis en pierre, ainsi l’hôtel des Ursins qui fut le premier réédifié, en 1526.

Hôtel Juvenal des Ursins
  En 1536, s’achevait l’Hôtel des Chapelaines, édifié par Nicolas le Tartier ; entre 1528 et 1531, Claude de Marisy, maire de Troyes en 1522 puis en 1528, édifiait son l’hôtel ; vers 1550, Antoine Hennequin, receveur des tailles à Troyes et ancien maire de Troyes terminait la construction de l’Hôtel de Vauluisant, commencé après l'incendie de 1524.
 C’était l’occasion pour leurs propriétaires d’adopter le nouveau langage décoratif de la Renaissance.

Hôtel des Chapelaines
Cl. J. Provence

  D’autres bâtisseurs choisirent le « damier champenois »,  alternance de moellons de craie et de brique, pour bâtir les murs de leur maison, ainsi l’hôtel de Heurles (ou Deheurles) bâti en 1545 par Jean Deheurles, l’Hôtel du Moïse, élevé sans doute par un membre de la famille Nevelet en 1553 ou encore l’hôtel d’Autruy, élevé par Jean Boucherat en 1560. 

Troyes, hôtel d'Autruy

 D’autres avaient adopté des structures mixtes où se côtoyaient pierre, damier champenois et pans de bois. Cette association des techniques et des matériaux peut encore se distinguer dans de nombreuses maisons de cette époque, l’exemple le plus remarquable étant l’hôtel de Jean de Mauroy, édifié dans les années 1560.



Troyes, hôtel Mauroy, rue Larivey

cl. J. Provence
Troyes, cour intérieure de l'hôtel Mauroy
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  La chronologie de la construction de ces hôtels témoigne que cette reconstruction de la ville prit du temps. À la fin du XVIe siècle, quelques maisons incendiées en 1524 n’avaient toujours pas été reconstruites. Par ailleurs, si l’ensemble de ces constructions donne aujourd’hui une impression de cohérence, majoritairement faites de pans de bois, il n’en demeure pas moins qu’il n’y avait pas d’uniformité et qu’une certaine variété existait.

Dans la campagne troyenne

  Les relations entre la ville et sa campagne, où s’étaient implantés nombre de ces bourgeois par l’acquisition de terres peut se lire grâce au mécénat dans les églises voire l’édification de demeures ostentatoires, ainsi à Rumilly-les-Vaudes qui en est un exemple exceptionnel[3].

  Outre l’église, élevée par les bons soins de Jean Collet, natif et curé du village et surtout official de l’évêché et résident à Troyes, le manoir des Tourelles est une démonstration exceptionnelle de cette volonté de marquer dans ses domaines campagnards son ascension sociale. Le manoir fut édifié par le marchand et notable bourgeois Pierre Pyon[4], demeurant à Troyes.

Rumilly-lès-Vaudes, le Manoir des Tourelles
Cl. J. Provence
Rumilly-lès-Vaudes, le Manoir des Tourelles
Cl. J. Provence
 Plus difficile à saisir, l’ascension sociale au sein des sociétés rurales était bien réelle. Un cas particulier peut laisser deviner ce fait : celui de Guillaume La Fille de Montreuil-sur-Barse, mentionné procureur des habitants du village entre 1523 et 1534 dans des négociations avec l’abbé de Montiéramey visant à transformer les terres mainmortables du village en des terres censitaires, se libérant ainsi des charges qui conférait à ces terres des conditions serviles pour les rendre libres. Guillaume La Fille était l'un des plus gros laboureurs du village. Entre 1535 et 1552, il faisait bâtir un véritable hôtel particulier au centre village, en damier champenois, à l’imitation du marchand troyen Jehan de Heurles qui avait quelques terres à Montreuil. Cette maison est le symbole de l'ascension sociale d'une famille paysanne qui intégrera dans les générations suivantes la petite noblesse locale.

Montreuil-sur-Barse, maison bâtie par Guillaume La Fille
Cl. J. Provence


[1] Élodie Zaccaria, « Nicole Mauroy, fondateur d’une dynastie », La Vie en Champagne, N° 93, janvier-mars 2018.
[2] Aurélie Gauthier, « Les Molé ou l’ascension sociale d’une famille troyenne au lendemain de la guerre de Cent Ans », La Vie en Champagne, N° 84, octobre-décembre 2015.
[3] Rumilly-lès-Vaudes. Son manoir, son église et ses mécènes, sous la direction de Marion Boudon-Machuel et Jacky Provence, Troyes, La vie en Champagne, 2016.
[4] Ce Pierre Pyon n’était pas boucher comme il a été souvent été dit et répéter ; il existait à Troyes un autre Pierre Pion qui effectivement était boucher et que l’on a confondu avec le marchand, qui appartenait au réseau des familles les plus influentes de Troyes. Il fut chevalier du Saint-Sépulcre et conseiller de la Ville de Troyes. Avec son épouse, Jeanne Festuot, fille d’un marchand drapier, il donna plusieurs vitraux à la cathédrale de Troyes.


jeudi 3 mai 2018

Entre Moyen-Âge et Renaissance : le "grand remplacement" nobiliaire en Champagne méridionale

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Extrait revu et corrigé de la conférence « Le Beau XVIe siècle à Troyes et en Champagne méridionale. La  renaissance d’un pays » donnée le 9 novembre 2010 à la DRAC de Châlons-en-Champagne.

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   Vers 1200, Michel Belotte comptait pour le comté de Bar-sur-Seine un seigneur par village sauf ceux tenus par des seigneuries ecclésiastiques : sur 117 villages des confins burgondo-champenois qui faisaient l’objet de l’enquête il recensait une soixantaine de familles nobles (certaines se divisant en plusieurs branches : Chappes, Chacenay…).

   Au début du XIVe, il ne subsistait que vingt-cinq de ces familles et en 1400 plus que cinq. Seule la famille de Ville-sur-Arce parvenait de façon certaine à dépasser le seuil des années 1500. Les anciennes lignées s’étaient effacées au cours de ces trois siècles ; guerres et épidémies avaient eu raison de la majeure partie de ces familles.

    Cet effacement fut aussi le fait de leur ruine et de la vente de nombreuses seigneuries à des familles étrangères à la région, en particulier à des Bourguignons, ou le mariage de la dernière héritière avec un de ces seigneurs. Ainsi la famille de Chappes disparut vers 1376 ; Marguerite de Chappes, dernière héritière, s'était mariée à Pierre de Montagu, sire de Mâlain, chambellan du roi de France et du duc de Bourgogne. Ils vendirent vers 1396 à un autre bourguignon la seigneurie de Chappes :  Pierre d’Aumont, premier chambellan du duc Philippe le Hardi. 

Château de Chappes d'après Claude de Chastillon
   Erard Ier acheta la seigneurie de Polisy en 1321, qu'il laissa à son frère Jean. La famille poursuivit rapidement son expansion en Champagne méridionale.
   Jean de Blaisy, chevalier et chambellan du duc de Bourgogne acheta en 1391 d’Isabelle de Saint-Phal la terre de Villiers le Bois et ses biens à Etourvy. 
  A Chacenay, Aimé de Choiseul, conseiller et chambellan du duc Jean Sans Peur, épousa l’héritière, Claude de Grancey au début du XVe siècle ; celle-ci, en premières noces avait épousé Pierre d'Aumont, oncle de Jacques d'Aumont, sire de Chappes.  

Château de Chacenay, les Tours Sainte-Parise, porte méridionale de l'enceinte.  
   Des héritières de familles ruinées avaient même pu épouser des roturiers ; ainsi  Jean Pate de Vougrey vendit une partie des terres de sa femme, de noble naissance. 
   D’autres lignées anciennes, sans complètement disparaître s’effacèrent sans que l’on ne sache ce qu’elles devinrent. Ainsi se substituaient à elles de nouvelles lignées seigneuriales. 
   On assista à une véritable colonisation bourguignonne, sous la protection des ducs. 
   Les ducs de Bourgogne installèrent des capitaines dans les principales places fortes de la région :
   - Jean de Dinteville à Bar-sur-Seine ;
   - Jacques d’Aumont, chambellan, à Chappes ;
   - La famille de Monstier prit en leur nom la défense de Chaource.
  
   D’autre part s’installèrent des familles venant de Lorraine ou du Nord : 
   - Les Créqui, famille d’origine Picarde s’implantèrent aux Riceys ;
   - Les Lenoncourt, branche cadette d’un des quatre « grands chevaux » de Lorraine, s’installèrent à Marolles-les-Bailly par détournement d’héritage. Solidement installée dans cette région, la famille donna quatre baillis à Bar-sur-Seine. La branche aînée donna de puissants ecclésiastiques dont deux cardinaux et un archevêque de Reims, Robert de Lenoncourt, qui couronna François Ier en 1515. 

Robert de Lenoncourt dans la tapisserie de la Présentation de la Vierge.
Il fut un grand mécène : il fit réédifier le portail de la basilique Saint-Remi ainsi que le tombeau du saint et la dota d'une série de tapisseries représentant la vie du saint. 
   A la disparition de Charles le Téméraire, ces nouvelles familles qui s’étaient rapidement et solidement implantées allaient rallier la cause royale et bénéficier de ses faveurs. Ainsi les Lenoncourt dans la région de Bar-sur-Seine, et plus encore celle des Dinteville. Jean III avait été bailli de Bar et de Troyes pour le duc de Bourgogne et le roi d’Angleterre ; son fils Claude exerça la même charge à Bar-sur-Seine. Il avait été surintendant des finances du duc de Bourgogne, conseiller et chambellan de Philippe Le Bon puis de Charles le Téméraire. Mort devant Nancy en 1477 aux côtés de ce dernier, il eut quatorze enfants. 
    Ralliés au roi de France, Louis XI, certains de ses fils auront ses faveurs : 
    -  Jacques, seigneur des Chesnets, Commarin, comte usufruitier et bailli de Bar-sur-Seine, capitaine de Beaune ;
   - Guillaume devint abbé de Montiéramey, siège repris ensuite par son cousin, Joachim puis son frère François, évêque d’Auxerre (1514-1530).
   - Gaucher Ier, seigneur de Dinteville, des Chesnets, de Polisy, Foolz, Bourguignons, Thennelières, Laubressel, Vanlay, Vallières, connu la plus belle ascension. Avec Philibert de Choiseul, il avait été un des rares nobles champenois à accompagner le roi en Italie. Entré très jeune au service de Louis XI puis à celui de François Ier, il avait cumulé de nombreuses charges tant en Champagne qu’à la Cour ; il y avait été le gouverneur du Dauphin François. Ses fils poursuivirent cette ascension familiale : 
   - François II, abbé de Montiéramey et Montier-la-Celle,ambassadeur de François Ier à Rome (1531-1532) et évêque d'Auxerre (1530-1554). 
   - Jean IV de Dinteville de 1522 à 1554, devint gouverneur de Charles duc d’Orléans ; il fut nommé ambassadeur en Angleterre en 1531, mort à Polisy en 1555 ; il était bailli de Troyes. C’est lui qui fit venir le Primatice et Dominique Florentin à Polisy pour l’édification de son château, écrin pour le célèbre tableau qu'il commanda à Hans Holbein.

Les Ambassadeurs de Hans Holbein le Jeune, 1533
double portrait de Jean de Dinteville et Georges de Selve
Londres, National Gallery 
   - Guillaume fut gentilhomme de la Chambre du roi, capitaine de Langres, gouverneur du Bassigny et bailli de Troyes ; 
  - Gaucher II, seigneur de Vanlay, de Vallières, Bourguignons, Laubressel fut capitaine de Bar-sur-Seine, gentilhomme de la Chambre du duc d'Orléans. En 1538, il s'exila en disgrâce à Venise. Il épousa en 1544 Louise de Coligny.

  Toutes ces familles nobles deviendront d’importants mécènes à la fin du XVe siècle et au cours du XVIe, comme par exemple :
   - Les de Monstier auxquels nous pouvons associer la mise au tombeau de Chaource : la chapelle sépulcrale de deux donateurs, Nicolas de Monstier, capitaine de Chaource, et Jacqueline de Laignes, sa femme qui se sont fait représenter priant.

Nicolas de Monstier et Jacqueline de Laignes
Chapelle du Sépulcre, église de Chaource
  - La famille de Dinteville, protectrice et mécène d'artistes, dont Dominique Florentin ou le sculpteur barséquanais Claude Bornot.

   Ces familles ont joué un rôle important dans le mécénat et la diffusion de l’art de la renaissance en Champagne méridionale.


Sources et bibliographie : 
  • Michel Belotte, La région de Bar-sur-Seine à la fin du Moyen-Âge, du début du XIIIe siècle au milieu du XVIe siècle. Étude économique et sociale, thèse, université de Dijon, 1973.
  • Laurent Bourquin, Noblesse seconde et pouvoir en Champagne aux XVIe et XVIIe siècles, Paris, Publications de la Sorbonne, 1994.